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Juin
2010
Alcoologie et Addictologie 2010 ; 32 (2)
: 89-180
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Editorial
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Les
addictions sans drogues : merci Thierry Henri ? |
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> Marc
Valleur |
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| ETUDES ORIGINALES
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Les
“achats tests”. Etude des comportements de vente
d’alcool aux mineurs en Suisse (2000-2008) |
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> Claudio
Straccia, Nathalie Scheuber, Stéphanie Stucki, Emmanuel
Tichelli, Margret Rihs-Middel |
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| 101 |
Prévalence
du jeu excessif observée dans un centre de
médecine préventive en France |
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> Emmanuel Benoît,
Françoise Facy |
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| 111 |
Consommation
d’alcool et de tabac durant la grossesse.
Intérêt de l’élaboration
d’un autoquestionnaire de dépistage |
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> Laurent Urso Baiardo, Marie
Hélène Fline-Barthes, Damien Subtil, Denis Therby |
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| MISE AU POINT
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| ............................. |
| 119 |
Baclofène.
Vérités et promesses d’un
“nouveau” venu dans le traitement de
l’alcoolodépendance |
|
> Pascal
Gache |
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| PRATIQUE CLINIQUE
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| 125 |
Prévention
des conduites d’alcoolisation dans les fêtes
votives. Un dispositif expérimental |
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> Stéphane
Déroche, Pascal Possoz, Hussam Al Mallak |
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| 133 |
Expérience
de la méthadone gélule au CSST de
Besançon. Premier bilan |
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> Pierre-Mathieu
Dang-Vu, Claude Magnin, Joël Boiteux, Denis Louis-Joseph,
Cassandre Dang-Vu |
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| 141 |
Psychothérapie
d’un héroïnomane
“âgé”. Etude de cas |
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> Pascal Hachet |
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| VIE DE LA SFA
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| ............................. |
| 94 |
Adhésion
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| 110 |
Nouveaux membres
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| 145 |
Assemblée
générale de la SFA. 19 mars 2010, Paris
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| 148 |
L'alcool
à travers les âges. 18 et 19 mars 2010, Paris
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| 159 |
Groupes |
| 159 |
Prochaines
réunions |
| 165 |
Vincent
Warnault. Prix Fouquet 2009 |
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| INFORMATIONS
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| ............................. |
| 118 |
Annonces
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| 166 |
Revue de la
littérature
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| 168 |
Actualités
- Enseignement - Livres - Agenda |
| 179 |
Recommandations
aux auteurs |
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RESUMES JUIN
2010
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  Les
“achats tests”. Etude des comportements de vente
d’alcool aux mineurs en Suisse (2000-2008)
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Claudio
Straccia, Nathalie Scheuber et al.
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Objectifs : cet article a pour but
de résumer les résultats des achats tests
d’alcool menés en Suisse entre 2000 et 2008.
L’instrument même fait l’objet
d’une évaluation qui permet de proposer des
recommandations pour harmoniser et rendre plus efficace la pratique des
achats tests d’alcool. Méthode : le nombre total
d’achats tests documentés
s’élève à 5 688.
L’analyse porte sur l’évolution de la
pratique, le taux de vente aux mineurs, les points de vente
testés, l’âge et le genre des acheteurs,
et le contrôle de l’âge.
Résultats : durant la période de
l’enquête, la vente d’alcool aux mineurs
était en baisse constante. Les baisses les plus
significatives ont été enregistrées
dans les cantons, villes et communes qui ont mis en place des tests sur
plusieurs années consécutives. De nombreux
problèmes méthodologiques ont
été recensés, notamment dans la saisie
des données, et démontrent qu’une
standardisation de la pratique est souhaitable. Conclusions :
l’évaluation des achats tests d’alcool a
montré que cette pratique n’était pas
seulement utile pour surveiller la vente aux mineurs. Cet instrument
s’est montré efficace comme outil de
prévention, démontrant lors de son application
qu’une mise en place régulière des
achats tests était capable d’influencer
à la baisse la vente d’alcool aux mineurs.
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Mots-clés
: Consommation
d’alcool – Adolescent – Mineur
– Prévention primaire – Achat test
– Client mystère.
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  Prévalence
du jeu excessif observée dans un centre de
médecine préventive en France
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Emmanuel
Benoît, Françoise Facy
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Problématique : dans un
contexte d’augmentation de l’offre de jeux,
l’expertise réalisée par
l’Inserm en 2008 établit le constat d’un
risque de dépendance aux jeux de hasard et
d’argent chez 2 à 3 % des joueurs. Les
études internationales tant qualitatives que quantitatives
justifient l’attention portée aux joueurs au titre
des addictions, dans une perspective de santé publique. En
France, il existe un véritable besoin de connaissances
épidémiologiques pour mesurer l’ampleur
du phénomène et mobiliser les professionnels de
l’addictologie. Objectifs : en 2007, la première
étude française de prévalence du jeu
excessif est menée en Côte d’Or
auprès de 2 976 consultants fréquentant un centre
de médecine préventive du réseau
national des centres d’examen de santé de
l’Assurance maladie. Méthode : en
complément des outils utilisés habituellement
pour le bilan de santé et la situation de
précarité (score EPICES : Evaluation de la
précarité et des inégalités
de santé dans les centres d’examen de
santé), un autoquestionnaire complétant
l’Indice canadien du jeu excessif est proposé
à chaque consultant. Résultats et discussion : 1
906 questionnaires étaient exploitables. Les
résultats montrent que sur l’année
écoulée, 55,5 % des consultants jouent
à des jeux de hasard et d’argent. Parmi ces
joueurs, les taux de prévalence de jeu
problématique, de jeu à risque
modéré et de jeu à risque faible sont
respectivement estimés à 0,7 %, 3,6 % et 10,7 %.
Les caractéristiques des joueurs indiquent une
surreprésentation des jeunes, des hommes et des situations
de précarité, variant en fonction de la
gravité des problèmes de jeu.
L’utilisation de cet autoquestionnaire pourrait
être proposée à d’autres
structures de prévention pour préciser les
estimations sur l’ensemble du territoire français
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Mots-clés
: Jeu pathologique
– Etude de prévalence – Jeux de hasard
et d’argent – Population particulière
– Précarité.
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  Consommation
d’alcool et de tabac durant la grossesse.
Intérêt de l’élaboration
d’un autoquestionnaire de dépistage
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Laurent
Urso Baiardo, Marie Hélène Fline-Barthes et
al.
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Objectif : face au constat
d’échec du dépistage des situations
à risque (tabac, alcool) chez la femme enceinte, nous avons
souhaité élaborer et valider un outil simple sous
forme d’un autoquestionnaire. Méthode : cet outil
a été construit à partir de
questionnaires validés (HSI, T-ACE). Après une
phase test chez 329 femmes, il a été mis en place
chez 1 977 patientes des maternités de Lille et Roubaix. La
validation a été réalisée
par comparaisons internes et externes (dossier obstétrical)
et par l’analyse des actions entreprises.
Résultats : ils permettent de retrouver 88 % de patientes
répondeuses, dont 20,98 % fumeuses pendant la grossesse.
L’autoquestionnaire dépiste plus de consommations
à risque d’alcool (4,08 % vs 0,10 %, mais sans
consultations addictologiques dans les suites). Discussion : cet
autoquestionnaire est validé par son
acceptabilité pour les patientes et par ses
résultats en termes de dépistage (plus important
que le dossier obstétrical, rejoignant les estimations
admises). Une fois ce dépistage effectué, il
importe de proposer une prise en charge adaptée.
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Mots-clés
: AlctsGrossesse
– Autoquestionnaire – Dépistage
– Tabac – Alcool.
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  Baclofène.
Vérités et promesses d’un
“nouveau” venu dans le traitement de
l’alcoolodépendance
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Pascal
Gache
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Le baclofène, puissant
agoniste du système GABA, possède des
propriétés anti-craving qui donnent à
cette ancienne molécule, jusque-là
utilisée dans le traitement de la spasticité, un
intérêt nouveau dans le traitement de
l’alcoolisme. Le baclofène est la seule
molécule addictolytique qui supprime le craving
chez le rat,
alors que les autres médicaments de cette classe le
réduisent. Cette suppression est dose-dépendante
et survient autour de 3 mg/kg/j. A faible dose, environ 0,5 mg/kg/j, le
baclofène réduit le craving
mais ne le supprime
pas. La plupart des études menées chez
l’homme avec le baclofène utilisaient des doses de
30 mg/j (soit autour de 0,5 mg/kg/j). A cette posologie, le
baclofène a montré des résultats
encourageants. La publication d’une étude de cas
de suppression complète et prolongée du craving
avec une posologie à 3 mg/kg/j a relancé
l’intérêt pour l’utilisation
de telles doses en pratique courante. L’hypothèse
sous-jacente prend en compte le craving comme l’un des
facteurs majeurs de rechute et sa suppression totale et
prolongée comme un élément qui
pourrait s’avérer déterminant dans le
traitement vraiment efficace de l’alcoolisme. Des
études randomisées permettront à
l’avenir de confirmer cette intéressante
hypothèse thérapeutique. A ce jour, aucune
étude d’ampleur suffisante ne permet de conclure.
Malgré des effets indésirables parfois
pénibles, mais souvent passagers et toujours
réversibles, son ancienneté dans la
pharmacopée pourrait en faire un médicament assez
sûr à l’emploi, y compris à
des doses relativement élevées.
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Mots-clés
: Baclofène
– Craving – Alcoolisme
– Traitement.
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  Prévention
des conduites d’alcoolisation dans les fêtes
votives. Un dispositif expérimental
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Stéphane
Déroche, Pascal Possoz, Hussam Al Mallak
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Cet article présente un
dispositif innovant visant à prévenir les
conduites à risque liées à la prise
d’alcool massive chez les jeunes lors des fêtes
votives. Nous décrivons la mise en place de cette structure
depuis la demande d’intervention par une
municipalité jusqu’aux constats possibles
à l’issue de trois années de pratique.
Les résultats de cette expérience, fruit de
préparatifs approfondis en termes de réflexion et
de logistique, nous font conclure que son impact sur la population
visée est réel ; impact dont nous envisageons
trois explications à titre d’hypothèses.
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Mots-clés
: Prévention
– Risque – Alcool – Ivresse –
Lien – Espace potentiel de Winnicott – Loi.
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  Expérience
de la méthadone gélule au CSST de
Besançon. Premier bilan
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Pierre-Mathieu
Dang-Vu, Claude Magnin et al.
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La méthadone sous forme
gélule est disponible sur le marché depuis le 15
avril 2008. Sa prescription obéit à des
règles précises. Traitement de substitution oral
de l'opiodépendance à part entière,
elle a d'abord été mise à disposition
des patients bien équilibrés par la forme sirop
et à distance des consommations de produits illicites.
L'équipe du CSST de Besançon a cherché
à retracer le parcours des patients aujourd'hui sous
méthadone gélule depuis leur premier contact avec
le centre. Les 56 patients ayant
bénéficié d'une première
prescription de cette nouvelle galénique entre avril 2008 et
janvier 2009 ont été inclus dans une
étude à la fois rétrospective et
prospective. L’objectif principal était
d'évaluer l’évolution des situations
médicales et psychiatriques de ces sujets, ainsi que celle
de leurs pratiques addictives. La trajectoire des patients a pu
être retracée grâce à la
tenue des dossiers papiers et informatiques (pour la partie
rétrospective) et par des entretiens
semi-structurés (pour la partie prospective). Cette
méthodologie nous a permis de mettre en exergue d'autres
éléments intéressants comme le respect
du “dogme” de la bioéquivalence,
l'intérêt des nouveaux dosages, les limites du
retour en centre obligatoire à six mois et le rôle
à venir du médecin traitant.
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Mots-clés
: Méthadone
gélule – Etude rétrospective
– Etude de suivi.
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  Psychothérapie
d’un héroïnomane
“âgé”. Etude de cas
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Pascal
Hachet
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Certains
héroïnomanes sont âgés de plus
de 40 ans lorsqu’ils effectuent une première
démarche de soins en institution. Il n’est pas
rare qu’un suivi psychothérapique soit alors mis
en place. C’est le cas de Robert, 46 ans. Ce patient
connaît bien les limites des traitements de substitution aux
opiacés. Il relate de façon
réfléchie son expérience
toxicomaniaque et établit des liens spontanés
entre des événements marquants de sa vie et son
comportement d’intoxication. Robert possède
également une capacité forte à
accueillir sa tristesse et ses “imperfections”,
ainsi qu’à faire preuve d’humour. Sur le
plan intrapsychique, le désir de remaniement de ce sujet
dépendant, qui a atteint le “midi” de la
vie, est soutenu par l’intuition qu’une
confrontation transformatrice avec la souffrance harcelante qui a
fondé son recours à la toxicomanie
psychosédative est désormais possible.
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Mots-clés
: Héroïnomanie
– Psychothérapie –
Parentalité – Crise du milieu de la vie
– Humour.
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